1) L’enseignement du XXe, entre démocratisation et massification

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Entre hier et aujourd’hui, l’enseignement en Belgique a connu de nombreuses modifications ! Cependant, comment expliquer ces différentes transformations ? Quelles en sont les causes ? Pour y répondre, nous allons remonter le temps jusqu’à l’obligation scolaire en Belgique.

 

Une première réforme de l’enseignement au début du XXe siècle

Avec l’industrialisation et la mécanisation de la société, le travail des enfants n’étant plus nécessaire dans les champs ou dans les manufactures. En 1914, la Belgique connait sa première véritable réforme en matière de scolarisation. Le premier article de loi dit ceci :

Art. I – Les chefs de famille sont tenus de faire donner(…) à leurs enfants une instruction primaire convenable. (…) Ils s’acquittent de cette obligation en faisant instruire leurs enfants dans une école publique ou privée du degré primaire ou moyen (…).

Dès lors, nous constatons que, dans un souci de protection de l’enfant, les jeunes âgés entre 6 et 14 ans sont dans l’obligation de se rendre à l’école.

Le baby-boom change la donne.

La croissance démographique, en Belgique, reste constante jusqu'au début du XXe siècle. Avec les deux guerres mondiales, la Belgique subie de nombreuses pertes humaines.

La croissance démographique, en Belgique, reste constante jusqu’au début du XXe siècle. Avec les deux guerres mondiales, la Belgique subie de nombreuses pertes humaines. Source: SPF Économie.

A partir de 1940 jusqu’en 1945, le monde entre en guerre et les hommes sont mobilisés sur plusieurs fronts. Tout au long de cette période, les troupes armées et la société subissent de nombreuses pertes humaines, faisant ainsi fortement reculer le taux de natalité. Or, à la sortie de la guerre, cette tendance est revue à la hausse, notamment, avec la libération des prisonniers. Entre 1942 et 1950, le nombre de naissance explose un peu partout dans le monde, c’est le baby-boom. Cette évolution se poursuivra jusqu’au milieu des années 60.

 

A l’issue du baby-boom, filles et garçons provenant des différentes classes sociales sont nombreux à accéder aux études primaires, secondaires et supérieures. Le nombre d’étudiants est rapidement décuplé et les infrastructures scolaires existantes ne sont plus adaptées pour accueillir autant de personnes. Les classes de cours regorgent d’élèves (environ 20-40 élèves), les universités n’ont plus de place dans les amphis qui sont aussi surpeuplés. Ainsi, non seulement il est difficile d’avoir cours mais il est aussi compliqué pour l’enseignant de donner cours dans ces conditions.

 

Ce graphique montre qu'à partir du XXe siècle, le nombre d'élèves est en hausse. Cependant, cette croissance est freinée avec les conflits mondiaux. Il faut attendre 1948 pour assister à une explosion scolaire.

Ce graphique montre qu’à partir du XXe siècle, le nombre d’élèves est en hausse. Cependant, cette croissance est freinée avec les conflits mondiaux. Il faut attendre 1948 pour assister à une explosion scolaire. Source: GROOTAERS D., Histoire de l’enseignement en Belgique, CRISP, Bruxelles, 1998, page 252

Autre problème, tandis que la massification de l’enseignement consiste à élargir l’accès à l’enseignement à l’ensemble de la population tout en transposant les problèmes d’inégalités sociales à l’école, la démocratisation de l’enseignement, quant à elle, implique une plus large accessibilité par l’ensemble de la population à l’enseignement, et caractérisé par une adaptation et un maintien des volontés de faire apprendre les élèves.

Par conséquent, malgré une plus large accessibilité aux membres de la société, nous assistons à une inadaptation des infrastructures scolaires ce qui freine les ambitions d’instruire les jeunes.

 

Le mot de la fin

En conséquence de quoi, avec le baby-boom, les infrastructures scolaires belges n’étaient pas prêtes à accueillir tous les jeunes. Du coup, les classes étaient surpeuplés et les professeurs ne savaient pas donner cours correctement. Ces transformations empiétaient sur la motivation des élèves et des professeurs.

 

2) L’école du XXe, une institution éducative ou économique ?

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Face à une explosion des effectifs scolaires, les institutions éducatives tentent de préserver un fonctionnement d’antan.

La Belgique et la société de consommation

A partir du XXe siècle, la société entre dans une phase de mutation inédite. Au sortir de la seconde guerre mondiale, L’explosion démographique force de nombreux pays à accroître leurs productions alimentaires. Pour ce faire, à l’aide du soutien financier des Américains et de leur plan Marshall[1], les pays ravagés par la guerre sont en reconstruction. Grâce à l’augmentation des salaires et à l’arrivé des nombreux produits américains dans notre pays, les Belges seront poussés à dépenser plus d’argent dans les loisirs et dans les produits ménagers, ce qui permet à la Belgique de s’ouvrir à la société de consommation. De leurs côtés, les jeunes découvrent une nouvelle culture et s’orientent vers de nouvelles libertés (ex: port de la minijupe).

L'arrivée de la minijupe dans les années 60, indique sans équivoque la transformation de la société. (Image: Twiggy portant la minijupe en 1966).

L’arrivée de la minijupe dans les années 60, indique sans équivoque la transformation de la société. (Image: Twiggy portant la minijupe en 1966).

C’est ainsi que les Golden Sixties, c’est-à-dire les années 60, profitent à la Belgique qui jouit d’une prospérité économique inégalée, faisant quasi disparaître le chômage.Néanmoins, cette amélioration de la vie économique et sociale exige beaucoup de main d’œuvre. Dès lors, en plus d’importer de la main d’œuvre étrangère, par le biais de l’école, la Belgique doit former ses futurs travailleurs. Néanmoins, rapidement, ces ambitions font face à de nombreux problèmes de taille !

 Des revendications étudiantes

La démocratisation de l’enseignement va permettre, dans un premier temps, d’augmenter considérablement le nombre d’élèves en secondaire ainsi que d’étudiants à l’université. Cependant, l’université ayant le rôle de former les futurs cadres dirigeants des sociétés industrielles belges, le corps enseignant ainsi que les étudiants sont rapidement en désaccord avec cela. Ils souhaitent devenir autre chose que faire partie des « rouages de la machine économique ».[2]

 Une école, un prof, une autorité

Le bonnet d'âne reste un moyen de sanctionner l'élève en l'humiliant.

Le bonnet d’âne reste un moyen de sanctionner l’élève en l’humiliant.

De plus, nous pouvons aussi constater un début de frustration chez les étudiants et élèves qui sont en désaccord avec les méthodes de l’enseignant. En effet, une fois que le jeune entre à l’école, il fait face à un enseignement rigide où la pédagogie dominante est l’ex cathedra. Cela signifie que seule la parole du professeur compte. Souvent, il préfère donner cours en dictant ou en récitant son cours.

Quant à la discipline, les enseignants n’allaient pas par quatre chemin et pouvaient user des châtiments corporels ou envoyer l’élève au coin muni du fameux « bonnet d’âne ». Nous pouvons, entre autre citer les propos d’un ancien instituteur français, Léon Chatry (1950):

— Surtout, de la discipline ; de la discipline, avant tout. Vous faites une leçon, exigez que les bras soient croisés, les pieds alignés. Des bras se décroisent… vingt lignes ; un pied bouge : vingt lignes ; un élève répond à une question avant d’avoir levé deux doigts : vingt lignes. N’admettez aucune excuse, aucune réclamation. Si un élève n’est pas content, envoyez-le-moi ; je lui ferai exécuter une petite danse sans musique, qui lui ôtera l’envie de recommencer.

Le mot de la fin

En conclusion, le début et le milieu du XXe siècle sont marqués par des nombreuses transformations. La Belgique jouit d’une croissance économique inédite et requiert davantage de main d’œuvre. Cependant, les jeunes qui découvrent de nouvelles libertés refusent de faire partie de l’appareil économique. Cette opposition tend à se renforcer avec les cours ex cathedra.


 

[1] Le plan Marshall : Au sortir de la seconde guerre mondiale, le gouvernement américain alloue d’importantes sommes d’argent afin d’aider l’Europe mais aussi l’URSS à se reconstruire. Néanmoins, seul les pays ayant échappé à l’occupation soviétique accepteront cette aide, soit 16 pays au total.

[2] GOVAERT S., Mai 68. C’était au temps où Bruxelles contestait, De Boeck Université, Bruxelles, 2009, pp. 26-27.

3) Qui sont les soixante-huitards ?

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Avec l’explosion démographique et scolaire des années 40, il aura fallu plus d’une vingtaine d’années pour constituer la génération d’adolescents qui iront étudier à l’ULB et qui contesteront l’autorité et le fonctionnement de l’école voire même de la société.

 

Une nouvelle culture jeune

Avec ses déhanchés "suggestifs", Elvis Presley ne pouvaient être filmé qu'à partir de son buste.

Avec ses déhanchés « suggestifs », Elvis Presley ne pouvaient être filmé qu’au niveau de son buste.

Premièrement, que ce soit les Beatles, les Rolling Stones ou encore Elvis Presley, tous ces artistes ont un point en commun. Aux alentours des années 50, avec l’émergence du rock’n roll aux Etats-Unis, les soixante-huitards tendent à se forger une identité qui leur sera propre et différente de leurs parents. Cette nouvelle culture musicale se veut comme étant un instrument de leur identité. [1] Elle permet d’exprimer et de communiquer les valeurs et modes vies auxquels aspirent les soixante-huitards. « Affublé de vêtements originaux, d’un langage corporel sensuel et d’un ton insolent, les rockeurs font un véritable tabac auprès des jeunes du monde entier à cause du sens donné à leurs paroles. Ils veulent boire, danser, faire la fête, flirter, vivre leur vie à leur guise avant d’atteindre l’âge adulte. » L’une des principales revendications des soixante-huitards était de pouvoir vivre selon leur plaisir et sans les contraintes morales imposées par la société.

 

Le paysage de la société est radicalement transformée. Désormais, les étudiantes et jeunes femmes fument, portent la minijupe, tandis que les hommes se laissent pousser les cheveux et portent des jeans.

Le paysage de la société est radicalement transformé. Désormais, les étudiantes et jeunes femmes fument, portent la minijupe, tandis que les hommes se laissent pousser les cheveux et portent des jeans.

De plus, l’entrée de la société dans une société de consommation va avoir de multiples conséquences sur le développement identitaire des jeunes. En effet, la présence de groupes de jeunes à l’école va rapidement susciter l’attention de nombreuses sociétés commerciales qui vont imaginer un univers culturel dédié uniquement au jeune. Celui-ci se caractérise par « une presse spécifique, le culte de vedettes de mêmes âge, le goût d’une musique nouvelle (…), un argot particulier, des vêtements enfin le jean, les chaussures de tennis ou de basket ».[2] En conséquence de quoi, la culture qui se dessine autour du jeune lui permet, non seulement, de découvrir les joies de l’adolescence mais elle lui permet surtout de se distinguer de son groupe primaire (représenté par la famille), à travers de nouveaux signes d’appartenances.

 

Une culture approuvée de tous ?

Cependant, les soixante-huitards se heurtent rapidement aux normes et aux valeurs traditionnelles qui régissent la société. Les adultes vont réagir en censurant les retransmissions télévisés des concerts de rock, en exigeant la modification des titres de chansons aux propos suggestifs, en interdisant aux filles de porter la mini-jupe dans les écoles et les lycées, ou encore en veillant à maintenir une gestion disciplinaire du temps passé (estrade pour l’enseignant, défilés des élèves, note de conduite).[3] Ainsi, les instituions éducatives préfèrent rester dans un modèle pédagogique inadapté à la situation en évitant de s’adapter à toute forme de changement, en parallèle à celle qui s’opérait dans la société, car cela signifierait qu’elle se dégrade.

Le mot de la fin

Enfin, c’est dans ces conditions que les jeunes sont de plus en plus enclins à chercher leur place dans une société paternaliste où la tradition et la modernité tendent à s’opposer farouchement. Ils revendiquent le besoin de liberté d’expression (à travers la culture dans ce cas-ci), mais l’école et quelques acteurs de la société le leur refuse.

 


 

[1] ROTMAN P., Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu, Editions du Seuil, 2008, page 19.

[2] PROST A., Histoire de l’enseignement et de l’éducation, tome IV : L’Ecole et la Famille dans une société en mutation, depuis 1930, Perrin, Paris, 2004, pp. 39-41.

[3] JOFFRIN L., Mai 68, une histoire du mouvement, Editions du Seuil, Paris, 1998, pp. 38-42.

4) Les héritages de Mai 68 sur l’enseignement

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 Le 13 mai 1968, une séance d’informations est organisée dans une salle de la cité universitaire de l’ULB. L’objet de la conférence porte sur les révoltes étudiantes et syndicales qui se déroulent en France. Les intervenants se suppléent et la décision des jeunes est prise. Ils décrètent l’occupation de l’auditoire.

 

Les institutions entrent en crise

La crise universitaire de 68 à l’ULB.

A partir des années 60, de nombreuses thématiques commencent à ébranler les milieux universitaires belges. En effet, tout comme en France, les jeunes belges sont de plus en plus sensibilisés sur de nombreux points culturels, sociaux et politiques. Nous pouvons par exemple citer la création d’un Comité Vietnam National qui s’oppose à la guerre du Vietnam, les revendications étudiantes en termes de participation et de gestion de l’ULB, les problèmes rencontrés par le conseil d’administration de l’ULB dans l’agrandissement du campus universitaire,[1] les méthodes pédagogiques désuètes symbolisées par les cours magistraux, ou encore le manque de liberté d’expression dans une société où l’autorité prime sur les relations professionnelles et sociales.[2]

De nombreux slogans sont scandés tout au long des évènements de 68. Les jeunes revendiquaient plus de liberté et d'autonomie.

De nombreux slogans sont scandés tout au long des évènements de 68. Les jeunes revendiquaient plus de liberté et d’autonomie.

Les institutions entrent en crise et les étudiants restent inflexibles. Ils revendiquent plus de libertés et d’autonomie. De son côté, Jacques Mercier raconte ceci :

L’histoire, plus tard, nous confirmera sans doute pour les générations futures que les années soixante (les golden sixties) furent des années folles, où tout reprenait vie après les deux guerres mondiales, où la déstructuration des traditions battait son plein, où la liberté naissait dans toutes les sphères de la société, où, pour les jeunes que nous étions, tout était possible ! Un état d’esprit difficile à concevoir aujourd’hui.[3]

Dès lors, élèves et étudiants voulaient avoir accès aux nombreuses libertés de la vie. En plus de pouvoir s’habiller comme ils le voulaient, ils voulaient obtenir le droit de critiquer l’enseignant, de pouvoir prendre la parole librement en classe, d’être plus autonome.

Les héritages

Au lendemain des évènements de Mai 68, de nombreux enseignants font face à des demandes légitimes de la part de leurs élèves. Il s’en suit alors une remise en question au sein des enseignants. Certains d’entre eux essaient de trouver des solutions alternatives afin de concilier les libertés revendiquées par les jeunes et les matières à voir. Dès lors, de nombreux enseignants essaient de ne plus cours de manière frontale et modifient leurs façon de donner cours. Ainsi, ils acceptent que les élèves prennent la parole en classe, qu’ils réalisent des travaux de groupes, que les élèves réalisent des exposés, qu’il y ait des débats réflexifs en classe ou encore que les élèves puissent être en désaccord avec l’enseignant sans pour autant être sanctionné.

Le mot de la fin

Aujourd’hui, nous pouvons remarquer que le fonctionnement de notre système scolaire est intiment lié aux évènements de 68. En effet, grâce aux étudiants contestataires, les enseignants ont pu prendre conscience que les élèves avaient des besoins. Notamment, celui d’être entendu. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui, de nombreux enseignants continuent à appliquer les anciennes formes d’apprentissage…


 

[1] GOVAERT S., Mai 68. C’était au temps où Bruxelles contestait, De Boeck Université, Bruxelles, 2009, pp. 47-50.

[2] ALALUF M., Les traces de 68, sur le site La Libre Belgique, www.lalibre.be, publié le 24 avril 2008 et consulté le 27 mars 2014.

[3] J. MERCIER, Les Golden Sixties, sur le blog de Jacques Mercier, www.jacquesmercier.wordpress.com, publié le 27 décembre 2010 et consulté le 18 mai 2015.

Focus sur l’enseignement au Burkina Faso

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Aujourd’hui, l’instruction scolaire est quelque chose qui fait partie de notre quotidien. Chaque matin, les jeunes se lèvent pour aller à l’école et reviennent le soir pour effectuer leurs devoirs ou s’adonner à d’autres loisirs, avant qu’une nouvelle journée similaire recommence. Cependant, qu’en est-il de la situation mondiale ? Est-ce que tous les jeunes dans le monde connaissent le même quotidien ?

 

L’obligation scolaire en Belgique

A la veille de la première guerre mondiale, les politiciens belges instaurent l’obligation scolaire pour tous les enfants âgés de 6 à 14 ans. Cependant, avec le conflit mondial, la mise en application de cette réforme politique sera retardée de plusieurs années. Dès lors, tous les jeunes belges devaient troquer leurs outils de travail contre des livres et des crayons.

Aujourd’hui, cette obligation scolaire est montée à 18 ans. Ainsi, les jeunes sont poussés à obtenir un diplôme avant de se lancer sur le marché du travail.

Dans un village burkinabé

Photo d'une classe au Burkina Faso.

Photo d’une classe au Burkina Faso (UNICEF)

Contrairement à la Belgique, la situation au Burkina Faso rencontre une situation bien différente. Premièrement, la scolarisation des enfants rencontrent un premier obstacle. La distance à parcourir entre la maison à l’école démotive certains enfants à se rendre à l’école. Deuxièmement, lorsqu’ils arrivent à l’école, les classes de cours sont surpeuplées. Dans un village burkinabé, le nombre d’élève par classe peut atteindre la soixantaine. Ensuite, malgré que certains enseignants sont bienveillants avec les élèves, d’autres usent de châtiments corporels. Enfin, malgré une obligation scolaire au Burkina Faso, plus de 700 000 enfants travaillaient dans les mines d’or plutôt que d’aller à l’école.

Le mot de la fin

En 2007, le Burkina Faso faisait partie des pays africains qui comprenaient un taux d’analphabétisation supérieur à 50 %. De plus, en 2009, plus de 30 % des enfants de 5 à 14 ans travaillaient. Tandis qu’en Belgique, le taux de scolarisation des enfants de 5 à 14 ans, entre 2008 et 2011, frôlait le 100 pourcent. En conclusion, nous pouvons constater que l’enseignement au Burkina Faso n’est pas totalement accessible à tout le monde, de par la distance à parcourir ou parce que les priorités des familles sont divergent de celles de leurs enfants.